Actualités sur le féminisme universaliste

Pourquoi être féministe en 2026?

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2025, une année noire pour les femmes. En 2026, il faut se lever. Maintenant.
31 décembre 2025, Maude Goyer, Noovo

Ça m’a frappé de plein fouet: l’année 2025 a été terrible pour les femmes, à travers le monde. Les droits des femmes reculent, je pense aux droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels, je pense aux droits fondamentaux. Est-ce encore d’actualité de parler de lutte pour l’égalité hommes femmes?

Quand quelqu’un me dit qu’il n’est pas « féministe », je sursaute.

Être féministe, c’est être pro égalité, équité, justice. C’est comprendre que les droits fondamentaux des femmes, ceux liés aux choix, à la sécurité, aux libertés, sont menacés — encore menacés.

L’équilibre n’est plus seulement fragile. Il me semble que tout bascule vers la division, la méfiance, la violence et le silence face à la violence, les injustices. La misogynie décomplexée.

Pourquoi être féministe?

Parce que 15 féminicides ont eu lieu au Québec cette année (certains organismes de soutien aux victimes parlent de 16). On est loin du bilan zéro. Que vaut la vie des femmes? Est-ce aux femmes de se protéger?

Parce qu’un garçon sur trois croit que les droits des femmes ne sont pas importants. Pour du soutien émotionnel, des relations amicales ou amoureuses, ils préfèrent se tourner vers l’intelligence artificielle. Et 79 % disent qu’ils ne savent pas ce que c’est, la masculinité.

Parce que le procès Pélicot. Et parce qu’ici, chez nous, 100 hommes ont répondu positivement à une petite annonce : oui, ils sont prêts à coucher avec une femme endormie. Sans poser de questions. Le consentement? Connais pas! 100 hommes. En 48 heures.

Parce que Google a effacé la Journée internationale des droits des femmes.

Parce que la tendance aux influenceurs masculinistes prend de l’ampleur. Leurs discours décomplexés ramènent la femme aux fourneaux : sois mince, jolie, fertile, souris et tais-toi. Des médias antiféministes, alignés sur les valeurs de droite et collés à l’agenda trumpiste, naissent.

Et dans cette vague, on compte désormais le New York Times qui a créé la polémique en novembre en titrant : Les femmes ont-elles ruiné le monde du travail?

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