Un groupe de femmes prostituées, s’identifiant comme « travailleuses du sexe » disaient vouloir faire la grève lors du Grand Prix de Formule 1 de Montréal. Le samedi 23 mai 2026, elles ont manifesté dans les rues de Montréal et demandent de pouvoir se syndiquer. Plus inquiétant encore fut l’accueil très favorable de la section Québec du SCFP (syndicat FTQ). Que sont devenus les comités de condition féminine des syndicats?
Quant au rôle des services de police, Statistique Canada nous apprend que 420 hommes ont été arrêtés au Québec entre 2020 et 2024. « En 2024, Longueuil et Sherbrooke ont réuni près de 70 % des arrestations. Les 28 autres services de police municipaux de la province se sont partagé le reste. » Plus d’une décennie après son adoption, l’article du Code criminel interdisant la sollicitation de services sexuels auprès d’un ou une adulte est peu appliqué, voire ignoré, par la plupart des services de police québécois. Dans l’article du 6 mai 2026, on apprend ainsi qu’il est peu risqué pour les hommes de solliciter des services sexuels, sauf dans les villes de Longueuil ou de Sherbrooke. Qu’en est-il de Montréal et de son Grand Prix? Les policiers garderaient-ils les yeux fermés afin de ne pas nuire au commerce du sexe dont la réputation attirait le pédocriminel Jeffrey Epstein?

Coalition féministe contre la violence envers les femmes (CFVF)
Voici le commentaire sur Facebook de la coordonnatrice de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES).
« L'Allemagne, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande font partie des pays où la violence et la traite humaine ont augmenté suite à la reconnaissance législative du concept de travail du sexe. La loi adoptée au Canada en 2014 décriminalise les personnes qui vendent leurs propres actes sexuels et criminalise le fait de profiter de la prostitution d'autrui. Depuis l'adoption de cette loi (Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d'exploitation), la criminalisation des femmes en situation de prostitution a chuté de 97%.
Que dites-vous aux survivantes qui représentent la majorité des femmes dans l'industrie du sexe et qui témoignent du fait que c'est une violence, pas un travail? Et que le vocable "travail du sexe" sert à normaliser l'exploitation sexuelle? Celles qui se décrivent comme des "travailleuses du sexe" peuvent être défendues et protégées sans pour autant reconnaître leurs exploiteurs comme des patrons. Les proxénètes sont des employeurs comme les autres selon vous? Est-ce que tout secteur est syndicalisable?
Si le corps peut faire l'objet d'un commerce syndicalisable, c'est quoi la prochaine étape? Syndicaliser la vente d'organes? Les droits inaliénables sont les droits humains.
Si un secteur économique est basé sur la violation généralisée des droits humains, il doit être aboli. Pas être normalisé ou décriminalisé en tant que travail comme un autre. »