Le 12 janvier dernier, j’ai eu le grand plaisir et le privilège d’animer une discussion avec Samuel Veissière, à l’occasion du lancement de son livre, à la librairie Le Port de tête, à Montréal.
Cet ouvrage, à la fois très documenté et passionnant, propose une analyse éclairante de plusieurs phénomènes contemporains. Samuel Veissière y développe ce qu’il appelle le « pari de la fragilité » : l’idée selon laquelle la survie de l’espèce humaine aurait été rendue possible par le développement d’une disposition à prendre soin des plus vulnérables — notamment les enfants et les personnes âgées — et par notre capacité à susciter l’empathie et les soins.
Or, cette fragilité, qui a longtemps constitué une force à l’échelle évolutive, serait aujourd’hui devenue un piège. Elle contribuerait notamment à la culture de l’annulation, à la polarisation sociale exacerbée par les réseaux sociaux, ainsi qu’à la hausse marquée des cas d’anxiété chez les jeunes.
Samuel Veissière est anthropologue, chercheur-clinicien et professeur associé au département de psychologie de l’UQAM. Il s’intéresse entre autres aux facteurs de risque et de protection liés à la radicalisation violente et à l’extrémisme, en étudiant notamment l’influence des dynamiques numériques, des discours et du genre sur la polarisation sociale. Il est, tout comme PDF Québec, membre de l’Observatoire de la petite sirène.
En octobre dernier, il a présenté, dans le cadre du premier colloque de PDF Québec, une conférence intitulée « Genre, idéologies et malaises identitaires : considérations épidémiologiques sur les dynamiques de polarisation en milieu scolaire ».
Vous pouvez d’ailleurs revoir toutes les conférences sur notre plateforme YouTube.