Nos actions et réalisations

Rassemblements devant la basilique Notre-Dame

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Les dimanche 17 et 24 août dernier, d’autres rassemblements pacifiques se sont tenus devant la basilique Notre-Dame de Montréal. Organisés par Mandana Javan, l’objectif de ces actions était clair : affirmer que les espaces publics — et particulièrement les lieux patrimoniaux emblématiques — doivent rester libres de toute forme d’appropriation idéologique.

« Je crois que la voix et la présence de nos intellectuels et votre influence pourraient jouer un rôle déterminant pour mobiliser nos concitoyens qui partagent notre souci de protéger les valeurs occidentales du Québec et notre mémoire collective. Merci de votre attention, et j’espère avoir l’occasion de vous rencontrer lors du rassemblement. » — Mandana Javan


Texte tiré du profil Facebook de Mme Javan :

Hier, Montréal a encore vécu un de ces moments où la citoyenneté s’invite dans la rue, armée non pas de slogans creux ni d’agressivité, mais de convictions bien solides. Notre manifestation s’est tenue avec calme, mais avec une fermeté qui ne laissait aucun doute : nous, citoyens, n’acceptons pas que nos espaces publics soient transformés en vitrines de prosélytisme ostentatoire. Pas dans nos rues, pas devant nos maisons, pas au cœur de nos places symboliques. Les discours se sont enchaînés, clairs comme de l’eau de roche : “les élus doivent cesser de se cacher derrière des communiqués et assumer leurs responsabilités. C’est leur rôle d’encadrer, de mettre des balises, de protéger la paix sociale.”

Et puis, une fois les micros rangés et les pancartes repliées, la scène a pris une tournure presque théâtrale. Autour de nous, les voitures de police se sont mises à arriver une à une, comme dans un film à suspense On aurait dit qu’ils dessinaient une barrière de métal et de gyrophares, pour nous encercler dans un cocon de sécurité improvisé.

Alors que le cordon policier se resserrait autour de nous, la curiosité s’est emparée de notre groupe. Pourquoi tant de déploiement? Pourquoi ce mur de voitures, cette vigilance soudaine, presque militaire? La réponse ne s’est pas fait attendre : le fameux groupe Montréal4Palestine — toujours en quête de provocation symbolique — s’apprêtait à quitter son point de départ pour venir installer ses prières théâtrales directement devant la basilique.

Nous nous sommes regardés, puis la décision s’est prise naturellement : nous allions rester. Pas question de céder l’espace public, pas question de laisser cette scène se transformer en sermon de rue. Et c’est là qu’est née une idée délicieusement démocratique — presque trop belle pour ne pas être mise en pratique.

« Après tout, nous aussi, nous avons droit à la liberté d’expression », avons-nous dit.

Et comme la liberté d’expression passe parfois par la parole, parfois par les pancartes… mais souvent par la musique, nous avons opté pour la troisième voie : ouvrir les haut-parleurs et lancer la musique à fond.

Or, l’ironie est cruelle, et parfois jubilatoire : chacun sait que dans la théologie islamique et l’islamisme, la musique — surtout la musique festive, sensuelle, dansante — est haram, interdite, voire une insulte GRAVE à la solennité de la prière et la conversation avec Allah. Et voilà qu’au moment précis où certains entamaient leur dialogue avec Allah au beau milieu du trottoir, nos haut-parleurs diffusaient une autre forme d’appel, tout aussi vibrante : une mélodie arabe enivrante, celle de la danse du ventre, de ces rythmes ondulants considérés par leurs propres codes comme une provocation, une hérésie, un péché de lahw wal-lahab — distraction et futilité…

La danse et la musique de l’invocation satanique en pleine rue, juste devant eux.

La scène était presque burlesque : d’un côté, des fidèles prosternés, front au sol; de l’autre, des percussions et des mélismes voluptueux flottant dans l’air de Montréal. Pas un geste de violence, pas une insulte, rien d’autre que de la musique. Mais cette musique, par sa seule existence, devenait le contrepoint parfait, l’ombre sonore qui révélait l’absurdité d’une prière imposée à tous dans un espace public partagé.

En fait, nous n’avons rien fait d’autre que d’exercer la même liberté d’expression qu’eux. Nous avons simplement rappelé que, dans une démocratie, la rue n’appartient pas à une religion, mais aux citoyens. Et parfois, une simple chanson suffit à remettre les pendules à l’heure.


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