Par Michèle Sirois, présidente sortante de PDF Québec
Toujours et toujours des amalgames et appel à la censure basés sur des accusations non-fondées.
Voici un cas patent de censure woke contre une maison d’édition de femmes, Les Éditions Pleine Lune, qui va lancer un livre en septembre 2026 dont le titre a fait sauter la sphère des wokistes. Cette censure a été pratiquée par la revue Lettres québécoises contre la maison d’édition qui publie le livre Une femme est une femme est une femme?
En lisant le courriel de l’éditrice de Pleine lune, Marie-Madeleine Raoult, vous comprendrez que nous n’en avons pas terminé avec la censure des femmes. Rien que le titre, Une femme est une femme est une femme a soulevé une vague de commentaires délirants et d’accusations fausses contre le livre, contre une des co-rédactrice, France Théoret, et contre PDF Québec que l’on qualifie de haineux.
Tout cela contribue à l’atmosphère haineuse qu’entretient le wokisme au Québec.
La censure, les amalgames et les faussetés sont encore bien présents au Québec. Deux librairies ont refusé d’accueillir le lancement du livre. Les œuvres littéraires devraient-elles être censurées selon des codes moraux?
Voici un résumé du livre en question :
Une femme est une femme est une femme
le manifeste en bref
par Thérèse Lamartine et France Théoret
Le Manifeste se divise en quatre parties. Sous Vue d’ensemble, nous amorçons notre réflexion par un regard large porté sur le déficit démographique mondial des femmes qui confond l’entendement, puis sur les victoires de l’extrême droite un peu partout sur la planète et le péril qu’elles font planer sur les femmes. Ensuite, de l’intime au politique, nous glissons par l’effet d’un long travelling sur l’islamisation de l’Algérie, en passant par plusieurs pays occidentaux jusqu’au Québec. À la suite de quoi, nous nous dirigeons vers une commune française devenue le symbole universel des violences masculines sur les femmes et de son procès déjà historique avec ses 51 accusés – tous condamnés.
Dans le segment Vue rapprochée, il est question du corps des femmes, de leur droit inaliénable de ne pas mettre au monde. Après quoi, nous examinons l’envers ou la doublure fallacieuse de la gestation pour autrui, suivi d’une analyse fouillée de la théorie du genre, de l’appropriation biologique du corps des femmes.
Vue du surmoi s’appuie sur une solide argumentation pour étudier comment la théorie du genre aussi bien que le différentialisme culturel dicté par l’islam entravent le droit des enfants à un avenir ouvert, exempt d’embrigadement social et institutionnel. Par la suite, il se trouve un rappel combien nécessaire, voire urgent, qu’il nous faut compléter la laïcisation de notre société, chemin obligatoire vers la pleine et entière égalité entre les femmes et les hommes. De là, ce segment nous introduit dans l’univers dit postféministe de l’intersectionnalité qui scrute son rapport à la condition des femmes.
Enfin, Vue d’à-venir propose, dans deux textes personnels, d’abord une recherche permanente de fondre le féminisme dans les diverses expressions de l’écriture et de la littérature, puis dans une exploration à la fois intime et collective d’une philosophie du féminisme.
La suite du monde ne sera véritablement démocratique, et peut-être embellie, que par le réveil des hommes justes. C’est ce que nous suggère l’épilogue du Manifeste.
Notre appel aux médias a porté ses fruits! À la suite de l’intervention de PDF Québec auprès des journalistes, trois journaux et une radio ont abordé le sujet dans leurs chroniques et articles.
Nous devons une fière chandelle à Michèle Sirois, qui a sonné l’alarme et contribué à porter cet enjeu à l’attention des médias.
Découvrez ci-dessous ce qui a été publié et dit au sujet du livre.
Entrevue : « Ce livre québécois a été ANNULÉ par des gens… qui ne l'ont pas lu!!! »
Culture de l'annulation : un livre québécois censuré avant même d'être publié !!!
Qub Radio, jeudi 27 août 2026, La rencontre Durocher-Martineau
Chronique : La censure à bas bruit
De nouveaux clergés informels s’agitent et ressassent sur les réseaux sociaux leur haine du livre et de la réflexion.
Le Devoir, vendredi 28 août 2026, Patrick Moreau
Chronique : Un livre banni avant d’être publié
Le livre Une femme est une femme est une femme ne sortira en librairie que le 28 septembre. Mais il fait déjà l’objet de censure par des gens... qui ne l’ont même pas lu ! Imaginez-vous donc que, dans ce livre, ô scandale!, on affirme qu’un humain ne peut naître que d’une femme. Qu’un homme n’est pas une femme. Et qu’il n’y a que deux sexes (je vous laisse deviner lesquels).
Journal de Montréal, dimanche 30 aout 2026, Sophie Durocher
Chronique : Une femme est une femme est une femme : un livre qu’on voudrait faire taire avant de le lire?
La liberté intellectuelle est facile à défendre lorsqu’elle concerne des idées avec lesquelles on est déjà d’accord. Elle devient beaucoup plus intéressante lorsqu’elle oblige à lire, entendre et confronter des positions qui nous dérangent.
Journal de Sherbrooke, dimanche 30 aout, Anthony Tremblay