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PDF Québec rencontre des mères porteuses : Vérités sur la GPA! Écoutez les concernées!

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Paris 2025 : Michèle Sirois, présidente, et Laura Tomassini, coordonnatrice, ont représenté PDF Québec à la conférence organisée au Palais du Luxembourg par la CIAMS (Coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution), le CNFF (Conseil national des femmes françaises) et Stop Surrogacy Now UK, avec le soutien de Laurence Rossignol, sénatrice du Val-de-Marne, et d’Hélène Bidard, adjointe à la maire de Paris.

Quand on parle de gestation pour autrui (GPA), les clients qui ont commandé un enfant, appelés aussi par l’euphémisme « parents d’intention », occupent le devant de la scène, reléguant au silence les femmes qui ont donné la vie aux enfants, ou contrôlant les histoires qu’ils leur demandent de raconter. Cependant, certaines mères trouvent la force de témoigner, pour briser le silence autour de la maltraitance qu’elles ont subie. Car, même en France, le risque de traite des femmes à but reproductif (GPA) est réel.

Quatre femmes ayant vécu la GPA sont venues partager leur expérience : leurs souffrances et leur maternité confisquée. Alors que la justice privilégie l'intérêt des commanditaires, elles luttent courageusement pour préserver un lien avec leurs enfants.

À leurs côtés, les avocat·e·s qui les défendent mettront en lumière les injustices dont elles sont victimes.

Au cours de cette rencontre, des questions essentielles ont été abordées :

  • Les motivations et contextes qui ont conduit ces femmes à la GPA.
  • Les impacts sur leur santé physique et mentale, et sur leur vie personnelle.
  • Leur analyse du système d’exploitation qu’implique la maternité de substitution.
  • Les dysfonctionnements de la justice et la lutte pour garder un lien avec leurs enfants.
  • Les enseignements essentiels à tirer pour l’avenir.

On pouvait lire la souffrance sur le visage des quatre femmes lorsqu’elles ont livré leur témoignage. Elles avaient peine à retenir leurs larmes, tant l’émotion demeurait vive. Comme participantes, nous pouvions ressentir la profondeur de ce qu’elles avaient vécu, tant leurs témoignages étaient authentiques.

En après-midi, Michèle et moi avons également eu l’occasion d’assister à la conférence de presse qu’elles ont donnée. Les quatre femmes ont fait preuve d’un courage admirable en répondant aux nombreuses questions des journalistes et en poursuivant le récit de leurs histoires, toujours empreintes d’une profonde tristesse.

Par la suite, nous avons eu le privilège de passer un moment plus informel avec elles et de leur poser des questions plus personnelles.

Je remercie PDF Québec et la CIAMS de m’avoir permis d’assister à ce colloque et d’avoir pu vivre cette expérience si humaine et enrichissante.

Laura Tomassini, coordonnatrice de PDF Québec


Témoignages entendus au Palais du Luxembourg : vérités sur la grossesse pour autrui

Le 4 octobre dernier, au Sénat français, quatre femmes courageuses ont témoigné publiquement de leurs expériences et dénoncé un système qui transforme les femmes et les enfants en marchandises, et efface les mères de la vie de leurs enfants.

Vous pouvez maintenant écouter ces témoignages et comprendre à quel point ils ont suscité une réelle émotion et un mouvement de solidarité parmi les personnes présentes lors de cette prise de parole. Deux membres de PDF Québec avaient été déléguées à Paris pour les entendre et échanger avec elles, ainsi qu’avec les organisatrices de la Coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution (CIAMS), dont PDF Québec fait partie.

Témoignage de Julie

Julie a accepté une maternité de substitution dite « altruiste », c’est-à-dire sans rémunération. Elle souhaitait offrir la possibilité à une famille LGBT de réaliser son rêve. Or, même si cette pratique est illégale en France, son histoire a tourné au cauchemar. Julie, qui n’a jamais renoncé à sa maternité, a malgré tout perdu ses droits parentaux. Écoutez son témoignage intitulé « Le témoignage de Julie : un combat pour la vérité sur la GPA » (20 min).  

Témoignage de Clara

Le cas de Clara est un exemple de traite humaine dans le cadre de la grossesse pour autrui. Recrutée en Amérique du Sud par une connaissance en France, elle a été trompée par cet « ami » qui lui a laissé entendre qu’il se marierait avec elle et qu’avec son partenaire ils formeraient une famille à trois. Dès la naissance du bébé, le couple l’a envoyée en Espagne pour l’éloigner de son enfant, la réduire au silence et nier son existence en tant que mère. Aujourd'hui, Clara cherche à faire reconnaître ses droits parentaux grâce à ses avocats dans un pays dont elle ne connaît pas la langue. La vidéo intitulée « Une mère victime de la traite humaine » est en espagnol avec sous-titre en anglais et visuel en français (10 min).

Témoignage de Marie-Anne

Marie-Anne a accepté de porter le bébé de sa cousine après que cette dernière est devenue infertile à la suite d’un cancer. On lui a promis qu’elle demeurerait une personne significative dans la vie de son enfant. Contre toute attente, les parents d’intention ont intenté des poursuites judiciaires pour lui enlever ses droits de mère. Cette grossesse a eu des conséquences sur sa vie de famille et sa santé, soit un syndrome de stress post-traumatique. La vidéo intitulée « La maternité de substitution signifie que vous choisissez quelle femme mérite plus de droits » est en anglais avec sous-titre et visuel en français (11 min 17).

Témoignage de Christian

Christian est une Étatsunienne qui a accepté de porter un bébé pour un couple. Elle, qui était mère de trois enfants, a cru que cette grossesse serait comme les autres, mais elle était finalement risquée : elle a eu des hémorragies subchroniques dues aux injections, a vécu de la prééclampsie et subi une césarienne. Elle a ensuite appris que le contrat qu’elle a signé était frauduleux. Elle n’a pas voulu abandonner ses droits parentaux, mais ils lui ont été enlevés malgré tout. Puisqu’elle a refusé de signer une clause de confidentialité, elle peut aujourd’hui témoigner. La vidéo intitulée « Mon corps me disait que ce bébé m’appartenait » est en anglais avec sous-titre et visuel en français (9 min 52).

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