Actions et réalisations

Toutes nos actions et réalisations

Désamorçons la courroie de transmission de la misogynie

Articles - Image d'intro

« En 2020, une recension⁠ à grande échelle de vidéos pornographiques sur les deux sites gratuits les plus populaires, Pornhub et XVideos, a révélé que dans 44,3 % des scènes de Pornhub et dans 33,9 % de celles de XVideos, on mettait en scène des violences physiques contre les femmes », écrit l’auteure.

Le 20 mai dernier, a paru dans La Presse un texte écrit par la présidente, Ann Leduc, au sujet du gouffre qui sépare maintenant les hommes et les femmes. Elle y suggère une solution.

Voici un extrait du texte :

« Dans notre monde hypersexualisé où la pornographie enseigne que la violence sous-tend le plaisir sexuel, on ne doit plus s’étonner des cascades de violence contre les femmes et les filles. La France a reconnu les effets de la pornographie et a banni pour les mineurs les sites tels que Pornhub, à l’instar de nombreux autres pays et États américains qui ont bloqué le site depuis 2013⁠1. Quand le Québec et le Canada auront-ils le courage de faire de même pour protéger les femmes, les filles et les enfants ici? Combien de femmes et de filles violentées faudra-t-il pour déboulonner l’argument des emplois et le mythe de la libre expression artistique?

En 2020, une recension⁠ à grande échelle de vidéos pornographiques sur les deux sites gratuits les plus populaires, Pornhub et XVideos, a révélé que dans 44,3 % des scènes de Pornhub et dans 33,9 % de celles de XVideos, on mettait en scène des violences physiques contre les femmes. Les femmes étaient la cible d’agressions, majoritairement masculines, de près de 97 % de tous les actes d’agression physique, sans réaction négative de la part des femmes ciblées ⁠2.

Loin d’être exceptionnelle, la violence dans la pornographie est l’essence de cette “libre expression artistique”. Même lorsque scénarisée et consensuelle, la pornographie banalise des comportements qui, dans la réalité, constituent des agressions sexuelles.

Ces vidéos mettent généralement en scène des hommes dominants, et des femmes soumises et obéissantes, que la vidéo soit violente ou non. La répétition de mises en scène de soumission déshumanisante normalise les relations de couple avec des rapports de force déséquilibrés et où la violence verbale et physique contre les femmes s’installe et perdure, comme l’a constaté le Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, en France. Il n’y a, d’après les chercheurs, “guère de doute sur le fait que, en moyenne, les individus qui consomment de la pornographie plus fréquemment sont plus susceptibles d’adopter des attitudes propices à l’agression sexuelle et de se livrer à des actes réels d’agression sexuelle” (nous soulignons) ».

Lire la suite

 

Retour à la liste des nouvelles