De plus en plus de tentatives de pénétration de signes religieux portés par des femmes ont lieu dans les compétitions sportives, et pas seulement au niveau olympique. En France, dans une publicité de 2024, la compagnie Nike en faisait même la promotion.
« Porter les vêtements adaptés, ça peut avoir un impact considérable sur la façon dont les filles font du sport. Pour certaines, ça passe par le port du hijab. Pour celles qui choisissent de le porter, le hijab peut être source de puissance et de force, dans le sport comme au quotidien. »
Déjà en 2017 au Québec, le journal La Presse nous présentait la « face heureuse » de ce foulard islamique en citant une « experte » opposée à la laïcité et tenant un discours très favorable au hijab.
« Le hijab demeure un symbole religieux, mais quand même minimal », suggère Solange Lefebvre, théologienne et anthropologue à l'Université de Montréal, qui se réjouit de voir un géant comme Nike s'adapter aux changements sociaux et s'impliquer en faveur de la diversité.https://www.lapresse.ca/vivre/sante/en-forme/201712/06/01-5146106-sentrainer-avec-un-hijab.php
Or, la Charte olympique dans son article 50.2 affirme : « Aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique. ». Malgré cette règle clairement énoncée, de nombreuses tentatives de pénétration de ce symbole religieux ont lieu dans les milieux sportifs.
Voilà pourquoi nous saluons la bataille des féministes françaises contre un signe religieux marquant la soumission des femmes. C’est d’ailleurs le cas du Front féministe international, à la fondation duquel a contribué PDF Québec, dont l’intervention récente auprès du gouvernement français est si importante.
« Le Front féministe international apporte son soutien à la Ligue du droit international des femmes qui a écrit à la ministre française des Sports pour lui demander de maintenir l’interdiction du port du voile dans les compétitions sportives. D’une part, cette interdiction est conforme à la règle 50.2 de la Charte Olympique, qui interdit toute expression politique, religieuse ou raciale lors des compétitions ; d’autre part, la véritable discrimination réside dans l’acceptation d’un signe politico-religieux qui signifie l’invisibilisation du corps féminin dans l’espace public afin de respecter une stricte séparation des sexes. »
« Coacher les athlètes portant le hijab », Nike 2024, https://www.nike.com/ca/fr/a/coacher-les-athletes-portant-le-hijab