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Enfants sur commande et ventres à louer : il n’existe pas de grossesse pour autrui « éthique »

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Michèle Sirois, responsable du comité de la GPA

La pratique des grossesses pour autrui (GPA) a été amorcée aux États-Unis dans les années 1970. Elle est maintenant présente partout dans le monde et répond très majoritairement aux impératifs d’un capitalisme globalisé et de plus en plus décomplexé pour maximiser ses profits. Des agences commerciales sillonnent la planète pour se procurer au meilleur prix la principale ressource, à savoir les femmes qui fournissent ovules et utérus.

L’enfant est devenu un produit que des clients, majoritairement des hommes, peuvent maintenant commander par Internet à des entreprises fournissant ovules et embryons. Un commerce de plusieurs milliards de dollars au profit des patrons de cliniques médicales, d’avocats ou de notaires pour rédiger les contrats), ainsi que plusieurs autres intermédiaires. Un commerce qui est en train d’être « normalisé » et légitimé grâce à la mise en place d’un encadrement minimal dans des juridictions nationales, comme au Québec, avec la Loi 12 en 2023. Un commerce transfrontalier doit également être régularisé par des accords internationaux, ce qui est en train d’être mis en place par la conférence de La Haye.

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